Extrait de AgoraToxica :
trompeuses, alors la boucle OODA s'enraie; elle ralentit, et
c'est l'adversaire qui prend la main.
Comme bon nombre d'études le démontrent, une fausse information se propage plus vite qu'une information factuelle. Pourquoi? D'une part, parce que c'est tout à fait humain d'être attiré par une information qui semble nouvelle, insolite, sub- versive ou encore «alternative». Nous sommes là dans le régime attentionnel de l'alerte, qui fait forcément réagir. En la partageant, cela nous donne l'impression d'avoir un ascendant informationnel sur tout le monde. La surprise générée par une information nouvelle peut aussi susciter un engagement une capacité à interagir - plus rapide, comme le partage de celle-ci. Celles et ceux qui diffusent des désinformations bénéficient ainsi d'une boucle OODA plus serrée, donnant à l'adversaire l'impression de toujours lui courir après. C'est le phénomène du «jeu de la taupe» connu des modérateurs de contenus et fact-checkers: lorsqu'ils démontent une fausse information, plusieurs autres sont déjà en circulation.
L'analyse du terrain informationnel à travers de la boucle OODA est efficace dans un système comme à titre individuel. Au vu de l'environnement complexe informationnel et de nos propres biais d'appréciation, un ajustement permanent de nos certitudes permet un meilleur processus de prise de décision.
Lorsqu'une opération de questing renvoie à un bon nombre de thèses du complot, le fact-checking continuel peut s'avé- rer contreproductif, car il contribue à générer de la visibilité, donc de la légitimité et/ou de la crédibilité à la thèse et à ses u doux informations antinomiques
Débunker 1 OP #questing certes important, risque de participer à amplifier la captation d'attention sur la métathèse: que des immigrés (musulmans) voleraient l'argent des américains blancs et chrétiens.
Plutôt que débunker chaque désinfo (jeu de la taupe) déplacer la boucle OODA
(cf Agora Toxica)